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01/11/2026

Le grand bal des épis

 

Acrylique sur papier froissé : champ de blé doré avec couple coquelicot et bleuet sous un ciel en rouge et bleu
"Couple" Acrylique Adamante Donsimoni


Donsimoni Adamante - Le grand bal des épis code sacem 112074312367


La déesse des coquelicots avait ce matin-là déployé sa corolle de feu autour d'un couple de bleuets. Il est bien connu que tout champ de blé héberge en ses tiges dorées ces fleurs en rouge et bleu pour agrémenter sa chevelure. Et quelle chevelure ! C'est le blond de la Terre qui explose lorsqu'elle porte la vie et la rayonne pour célébrer l'amour. C'est le feu de la Saint Jean qui crépite alors à l'oreille des cœurs à chaque balancement de ces têtes généreuses de grains.

« Qui sautera par dessus la flamme trouvera dans l'année chaussure à son pied ».

Où se cache-t-il ce temps des feux et des sabots ? Ce rêve de l'âme sœur pour enchanter les aspirations de la jeunesse ? S'unir pour résister, se rassurer, demeurer ensemble jusqu'au terme du voyage... Souvent, le rêve s'étiole, comme un oiseau malade perd ses plumes, commence alors un long chemin de croix. Mais ce feu du dedans qui nourrit les chimères est un don du ciel, un joyau qu'offre la vie à qui s'offre à elle en totalité, et qu'importe si rien ne dure. Une musique se joue, disparue elle nous nourrit encore.

Chevelure des blés ! Quand le vent vient y jouer sa partition de caresses, tout alors ondoie sous le soleil baigné d'azur. C'est le grand bal des épis, la grande symphonie de l'été généreux en promesses craquantes sous la dent des hommes.

Au cœur de cette mer où aucun bateau ne peut chavirer, où aucun abysse ne guette le sauvage discret, dont seule la trace révèle le passage, j'ai aperçu ce couple.

Que se chuchotaient-ils à l'oreille ces deux-là, que révélaient leurs sourires ? Ils tissaient entre eux, nourris eux aussi d'espoirs et de rêves, un avenir aussi lumineux que leur désir de disparaître en l'autre et de n'en plus jamais revenir. Oscillant jusqu'au vertige, ils paraient leur vie d'or, de rouge et de bleu.

un secret de terre
le parfum des herbes sèches –
la résurrection

Donsimoni Adamante 
 
23 octobre 2026



 

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 👉 LA CONSCIENCE D'ÊTRE 

Ou encore : 

 👉 ENTRE VEILLE ET SOMMEIL

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💫 Je vous remercie de votre visite.💫 Adamante 🙏

18/10/2026

Une patience de rouille

Une plage de Belle Ile en Mer, représentant les restes d'une épave face à la mer
Phopto Adamante Donsimoni

 


Une patience de rouille



Sur l'île de Pâques, ce sont les Moai, ses gardiens qui, côte à côte, dressés en haut de la falaise, face à la mer, surveillent l’horizon de leurs yeux éteints. Il semble qu’à l’époque de leur création, ces yeux-là étaient fait de corail blanc avec un iris rouge ou noir, ils exprimaient l’âme et le pouvoir des ancêtres. Comme ce devait être impressionnant pour les marins apercevant la côte, de jour comme de nuit.

 

Ici*, au bord de cette plage désertée par le soleil, ce sont de curieux félins qui contemplent la ligne d’horizon. Elle s’étire entre le bleu du ciel et le gris-vert de l’eau.

 

À la contemplation des grands espaces tant espérés que l’on doute pourtant pouvoir jamais atteindre, elle suscite en nous un sentiment particulier de solitude teintée de nostalgie.

 

Les vagues abandonnent leurs histoires de naufrages, d’abysses et d’infini 
aux rouleaux têtus s’évertuant à vouloir grignoter toujours plus le sable de la plage.

 

Cette monotonie plonge l’observateur dans un état second, hypnotique, où il s’oublie. Quand ainsi le rythme se ralentit, que l’esprit n’a plus aucun repère, ni de début ni de fin, il s’anéantit dans cette sorte d’hébétement que peut provoquer un mouvement perpétuel.

 

L’éternité... Cette muraille percée de trous, que l’air salé d’embruns a transformé en rouille, que pourrait-elle en dire ?

 

Ce drôle de mur de ferraille, sculpté avec talent par les éléments et le temps, provoque la notion de durée. L’éternité est un concept d’humain limité par la conscience de sa brièveté, une dimension impalpable qu’il ne peut concevoir que par le rêve, et s’y perdre.

 

Ce vestige, peut-être d’une coque de navire échoué sur la plage, me fait penser à un paravent de dentelle. Un ouvrage soucieux de ne point trop occulter la vue afin de bien marquer l’idée de cet inaccessible infini que tout ici honore.



Jeu de la durée

une patience de rouille-

chuchotis de vent



* Belle Île en Mer 

Adamante Donsimoni - 9 octobre 2026

 

⃤


👀 Et si cela vous intéresse, voici quelques explications au sujet des Moai cités dans ce texte, où l'esprit voyage de l'Atlantique au Pacifique, d'une coque rouillée à des orbites aujourd'hui vides, une contemplation très intérieure des grands espaces. 

L'Ile de Pâques et ses Moai.

Une île autour de laquelle les vagues se déchirent sur des rochers bien peu amènes qui devaient être crains par les navires. Une île que que j'ai eu la chance de visiter et que l'on connait surtout par ses Moai, ces statues impressionnantes qui dominent la mer. 

Plusieurs chercheurs ont produit des illustrations des Moai -avec leurs yeux- (Ce détail est important car les Moai n'ont plus ces yeux, ils ont été perdus). Si ces Moai sont  impressionnants par leur taille ils devaient l'être encore plus avec leurs yeux. 

Je vous mets quelques liens, si vous souhaitez en savoir un peu plus sur eux. AD


👀

Les yeux des moai rituel et signification

(Voici le résultat de ma demande via l'IA du navigateur Brave, avec les sources citées et les liens)

"L'installation des yeux constituait le moment rituel le plus sacré, marquant le passage de la statue d'une simple sculpture à un être vivant, appelé ariŋa ora (visage vivant). Cette cérémonie activait le mana, la force spirituelle protectrice censée veiller sur la tribu et lui porter bonheur.

Les yeux étaient composés d'un globe en corail blanc et d'un iris en obsidienne noire ou en tuf volcanique rouge. Ils n'étaient placés dans les orbites qu'une fois la statue érigée sur son ahu, car leur absence pendant le transport indiquait que la statue était encore "endormie" et dépourvue de pouvoir.

La cérémonie de la pose des yeux était conduite par les ariki (grands chefs nobles) et les prêtres (officiants du culte) du clan, seuls détenteurs du mana nécessaire pour activer spirituellement la statue. Il ne s'agissait pas d'un acte individuel mais d'un rituel collectif du clan : selon les témoignages, les hommes formaient une échelle humaine pour atteindre les orbites du moai et y insérer les yeux de corail.

Dans la société pré-européenne, chaque clan (iwi) possédait ses ariki et ses officiants religieux qui géraient les cérémonies sur les ahu. La pose des yeux tombait donc sous leur autorité exclusive, car c'est le moment où le mana de l'ancêtre était censé se déverser sur la communauté — un acte trop puissant pour être laissé à n'importe qui.

À noter : en 2012, lors de l'arrivée de deux embarcations polynésiennes traditionnelles, un groupe d'habitants a de nouveau utilisé des yeux de corail sur un moai de l'Ahu Nau Nau à Anakena pour que les ancêtres « assistent » à l'événement, perpétuant ainsi le rituel."

 

*   Symbolique : Les yeux représentaient l'âme de l'ancêtre personnifié dans le monolithe.

*   Fonction : Ils permettaient à l'ancêtre de regarder vers l'intérieur de l'île (vers les vivants) et le ciel, exerçant son pouvoir protecteur.

*   Destruction : Briser les yeux lors des conflits tribaux visait à désactiver le mana de l'adversaire, privant ainsi ses ancêtres de leur protection.

Aujourd'hui, il ne subsiste qu'un seul moai (sur l'ahu Ko Te Riku) ayant conservé ses yeux d'origine ou restaurés de manière symbolique.

ci-dessous une reconstitution d'un moai (suivre le lien)

Moai de l'île de Pâques représenté avec ses yeux colorés source https://moevarua.com/en/the-eye-of-the-moai/

https://moevarua.com/en/the-eye-of-the-moai-2/



Une autre de nuit

Moai de nuit face à la mer. Ile de Pâques.




D'autres liens 


https://www.eisp.org/5448/#more-5448


https://moevarua.com/en/the-eye-of-the-moai/


https://evols.library.manoa.hawaii.edu/server/api/core/bitstreams/ce0d39ad-aa91-4b6c-9f2d-aceaf3c27910/content


https://www.eisp.org




28/09/2026

L’ombre sorcière

Donsimoni Adamante - l'ombre sorcière T-344.846.013-3

Ombre d'un chandelier sur un mur qui ressemble à une sorcière

 

Donsimoni Adamante - L'ombre Sorcière ISWC T-344.846.013-3



Le monde est rempli de mystères. Je rêvassais sans aucune idée particulière, le genre qui sautille d’une pensée sans intérêt à une autre tout aussi futile, un son qui vous capte un quart de seconde, l’éclat d’une demi lune qui vous fait un clin d’œil au travers d’un carreau à nettoyer, le ronronnement d’un moteur, vite passé, déjà oublié… Bref, une flottille de petits riens peu captivants, une foultitude primesautière et débridée qui ponctue le train-train de la vie courante sans laisser grande trace.

 

Et puis… Et puis, soudain, sur le mur blanc que la nuit n’avait pas commencé à digérer, je l’ai vue apparaître, s’accrocher à ses aspérités. Oh, ce n’était qu’une ombre, un petit fait qui s’exprimait au hasard d’un reflet lumineux dont la source m’était inconnue et indifférente. Cette apparition n’était sans doute que transitoire. Transitoire mais pas sans intérêt, d’où mon attention à décrypter rapidement le phénomène.

 

Cette ombre-là, faisait partie de celles qui captivent le regard et effacent tous les indices que le Petit Poucet de la vie sème sur notre chemin pour nous dissiper l’esprit.


Je portais donc toute mon attention et mon intérêt à ce personnage, tout droit issu du monde occulte, qui tremblotait devant moi, affairé à tricoter quelqu’inquiétant sort.

 

Sa tête était affublée d’un haut de forme, un chapeau vraiment très haut de forme, ressemblant à une bougie sans flamme et aussi grande que le personnage lui-même. Au risque de paraître triviale, je peux dire qu’il était coiffé ! Les lèvres légèrement en avant il semblait siffloter tout en s’affairant, non sans désinvolture, au maillage de son sortilège.

 

À sa robe volumineuse terminée par une traîne, je subodorais que ce devait être une sorcière. Un sorcier peut-être ou encore un chaman en villégiature sur le mur de ma maison de campagne. Au domaine vestimentaire quelque peu excentrique des jeteurs de sorts on ne peut savoir avec certitude à quel genre nous sommes confrontés. Cela n’a d’ailleurs aucune importance, ces gens ne sont déjà plus vraiment de notre espèce et je n’envisageais aucunement de l’inviter à ma table pour partager, vue l’heure, ne serait-ce qu’une tisane.

 

Je l’observais. Je cédais à ma curiosité sans l’ombre d’un remord et, je l’avoue, avec un certain intérêt. Cela ne semblait pas le déranger, il traficotait de ses mains son ouvrage funeste sans prêter attention à quoi que ce soit d’autre. J’étais admirative.

 

Tissait-il une vie qu’il interromprait soudain en sectionnant un fil, 
à la manière des Parques ?

 

À peine avais-je envisagé cette possibilité que la Lune, libérée par un nuage qui en occultait jusque là la lumière, chassa le personnage, emportant avec Elle tout son mystère.

Ainsi mit-elle fin à mes élucubrations.

 

murmures de mur

 quelques brins d’ésotérisme-

 le rire du hibou 


Donsimoni Adamante




 

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13/07/2026

La terre a rompu le silence

 Donsimoni Adamante-La terre a rompu le silence-ISWC T-341.766.383-9


MarHack


La terre a rompu le silence


Elle a rompu le silence
battu en brèche les certitudes
bouleversé l’insouciance
rappelé l’heure de la sève
aux assècheurs de rêves

aux myopes de la spiritualité

aux avides, aux tyrans, aux immobiles
à tous ceux qui se pensent justes

et qui ne le sont pas.


Elle a tonitrué son chaos
avec ses eaux

avec ses vagues déchaînées
avec son ciel de nuages
avec son souffle dévastateur
avec le feu de ses profondeurs


alors...


Avec son impartialité

avec ses soubresauts

ses gémissements
ses cris

ses douleurs

elle a cinglé sans aménité
la poignée humaine qui désacralise
et la multitude qui la laisse faire



Elle lance enfin ses derniers assauts
pour tenter de sauver ce qui reste
de l’espérance
de la vie
de la tendresse
et de
l’amour.


La Terre.


Donsimoni Adamante - 26 juin 2026 - ISWC T-341.766.383-9
Voir ici le précédent texte écrit en février 2019 sur la même toile.





10/07/2026

Moncœur battait chat

 Donsimoni Adamante - Mon cœur battait chat - ISWC  T-325.741.164.2



dessin personnel de chats noirs et immeuble
Récréanote Adamante





Il faisait nuit, ils étaient là, ils m’observaient.

 

Leurs yeux brillaient de la lumière des étoiles félines 

descendues sur terre pour nous rappeler le ciel. 

 

J’étais subjuguée. Un frisson me parcourait le dos tandis que mes pas doucement ralentissaient jusqu’à ce que je me fixe afin de ne pas les déranger.

 

La nuit agitait ses ombres sous les lumières artificielles d’un immeuble sans grande âme révélant d’invisibles présences humaines. Tout à côté, un petit pavillon de banlieue, vestige improbable d’un temps révolu, et appelé sans doute à disparaître, incarnait la nostalgie d’un autrefois plus lent qui cachait sa misère en s’entourant d’un maigre jardin ouvrier agrémenté de fleurs.

 

Observatrice observée, sous les feux pénétrants de quatre pupilles phosphorescentes, je me disais que les générations passent, triment, s’effacent tandis que la vitesse s’accélère, mais qu’en tous lieux il est toujours des gardiens du mystère. Si partout la nature sauvage expie son amour de la vie sur l’autel de l’excès, de la folie, partout il est encore une porte secrète, bien gardée par les innombrables descendants de la Déesse Bastet. 

 

Mon cœur battait chat. J’étais à l’affût de la nuit sous sa coupole illuminée, je vivais la métamorphose, je me sentais pousser des griffes. Le sang de la liberté pulsait dans mes veines. Je percevais le monde de toute la puissance de ma nature animale. Il n’y avait rien d’infernal à cela mais la découverte de l’immense force de l’amour de la vie qui explosait en moi et me faisait comprendre la vanité de toutes ces conventions qui me maintenait sous le joug de ce qui doit se faire et non de ce qui doit être.

 

J’étais enfin libre !

 

deux chats, la nuit - noirs

révélation de la lumière-

cœur palpitant

 


Adamante Donsimoni 





08/07/2026

DEVANT LA BARRIERE


 Adamante Donsimoni -Devant la barrière - ISWC   T-340.350.727.3



photos de critaux sous une lumière bleue
Adamante

 

 

Devant la barrière

face à l’infiniment bleu

l’instant éternel


juste le chant des cigales

point d’orgue sur l’infini

 

point de l'évasion

je chevauche avec Zorro -

le lavoir coasse 

 

voguent des sourires perdus  

leur but oublié

 

tout se perd dans le lointain

ampleur de la vibration

sur l’Océan-vie



deux lèvres brûlées de sel

aspirent au baiser du froid

  

éperon de feu

puis tourbillon de poussière

un repos cendré


la roue tourne lentement

l’hiver revient à l’hiver

 

ce vent de douceur-

caresse sur les cheveux

les temps confondus


la tête couronnée d’or

la voix du silence fuse


Enfin !

 

Adamante Donsimoni -Devant la barrière - ISWC   T-340.350.727.3


27/06/2026

L’eau et le bois mort

 Donsimoni Adamante - L’eau et le bois mort -   ISWC  T-704.077.651.2



Tableau du peintre MarHack
MarHack


De l’eau, le soleil, comme de la mère et père tout à la fois, l’enfant.
Du milieu aquatique, le bleu reflet de ciel, le vert. L’air nourricier indispensable aux racines joue d’échanges gazeux à la surface du magma.

Une fougère
quelques algues alanguies
et le bois mort

Il flotte dans le courant
un grand désir d’ascendre

Le monde balbutie, expérimente formes et mouvements, couleurs et parfums. Déjà il est en partance pour sa fin. L’or du printemps est éphémère.

Vivre c’est s’user
aux frottements incessants
du temps qui passe

Le rouge n’a qu’un temps, il brûle puis doit laisser place. La cendre succède au feu, c’est la loi.

Tenir n’est pas vivre
vivre n’est pas soumettre
vivre c’est être

Vivre, c’est comprendre la nécessité de composer à chaque instant avec le chemin, de s’arrimer, racine bien en Terre, afin d’accueillir le ciel. Demeurer tout à la fois souple et droit, c’est cela la maîtrise.

L’homme déterré
déboussolé, titube
au final, noyé.

Donsimoni Adamante   ISWC T-704.077.651.2



L'HERBIER DE POÉSIES 


16/06/2026

Rûmi contes & poésies

affiche de la soirée lecture autour de Rûmi lectrice Adamante Donsimoni

Lecture et musique autour d'une sélection de contes et de poèmes du poète mystique du XIIIe siècle Rûmi, choisis et lus par Adamante Donsimoni, dans une traduction de Serge Mairet. Avec Yann Rouillé aux instruments.
Au XIIIe siècle apparaît en Perse une figure qui va laisser une trace indélébile dans le monde de la spiritualité et de la poésie mondiale jusqu’à nos jours. Rûmi, fondateur de la confrérie des « derviches tourneurs », de la voie soufie et de la poésie perse, est même le poète le plus lu aux États-Unis. 
Adamante Donsimoni, poétesse et metteur en scène, lira une sélection de poèmes et de contes issus de l’anthologie Roumi par le texte et l’image, traduite en français par Serge Mairet (éditions de l’Éveil, 2009). 
Elle sera accompagnée par Yann Rouillé (musique).   Introduction de Serge Mairet.

Le vendredi 19 juin 2026
De 19 h 30 à 21 h
à
51 rue de l'Abbé Carton, Paris 14e




29/04/2026

Le destrier magique

Donsimoni Adamante - Le destrier magique - ISWC   T-704.077.651.2


photo d'une retenue d'eau dont la chute fait penser à un cheval couché
Le destrier magique. 

Donsimoni Adamante - Le Destrier magique - ISWC   T-704.077.651.2


 

Feuilles craquantes, mousses et épineux accompagnent ma marche solitaire au travers des bois. Ils glissent doucement, m’entraînent jusqu’au bord de l’eau. L’humidité qui accompagne chacun de mes pas m’offre ses troublantes effluves, parfum d’humus et de champignons.

 

Comme il est vivant ce sentiment presque animal d’appartenir à la Terre ! 
Tout en moi m’annonce l’imminence de la rivière.

 

J’avance. Le chant d’une chute d’eau s’élève à mon approche, la révèle. Comme il est doux ce murmure qui enfle et m’appelle. Cette voix est celle de la vie, un éclat de cristal lumineux, une nourriture de l’âme, le rappel de temps immémoriaux gravés dans les mémoires humaines.

 

Au pied de la chute, un cheval d’écume m’apparait, il repose, il semble dormir. Est-ce Pégase goûtant la détente à la source qu’il vient de révéler par la frappe de son sabot ?

 

Est-il le cheval d’eau de la tradition chinoise qui, mêlant fouge et sagesse, guide les âmes par-delà le fleuve des morts ? Le cheval blanc qui les emporte vers le Divin en son bouillonnement sacré ?

     

Cheval blanc ou licorne ? Né des profondeurs de la roche ces éclats d’eau chevauchés de soleil évoquent le destrier magique qui, en s’ébrouant dans le courant, ensemence les rêves et tisse les légendes.

 

chute enchanteresse

en son changement perpétuel

le lâcher prise

 

Donsimoni Adamante - ISWC   T-704.077.651.2
Le 27 avril 2026 


L'HERBIER DE POÉSIES